Michel Canteloup – Brisées – du 25 janvier au 24 février 2018

Michel Canteloup est né en 1947 à Paris. Il y fait ses études de 1967 à 1971 aux Beaux-Arts dans l’atelier de Gustave Singier, et poursuit son parcours à l’Académie de France à Rome où il sera pensionnaire de la Villa Médicis entre 1971 et 1973.

Les œuvres de Michel Canteloup se situent au carrefour de la figuration et de l’abstraction, où peinture et dessin sont liés. Toutefois, c’est la couleur qui règne sur les formes morcelées qui se superposent et se chevauchent tout en transparence.  Les compositions sont ménagées par des espaces blancs, des ruptures fonctionnant comme des articulations. L’artiste tire son inspiration de l’exotisme dû à ses nombreux voyages (Afrique, Japon, etc.).

La notion de temps, surtout son écoulement, est importante dans le travail du peintre. Il éprouve la nécessité de travailler sur plusieurs œuvres en même temps, en les disposant autour de lui afin qu’elles soient en permanence sous son regard. Après un temps de travail, vient un temps de recul, de répit, qu’il met à profit pour commencer un nouveau tableau. Les peintures de Michel Canteloup sont analysées et passent par plusieurs états. Tout est une question de mesure et de réflexion, que ce soit sur la pigmentation de la couleur (qu’il réalise lui-même) ou l’assemblage des formes découpées. L’artiste procède par recouvrement méthodique et chaque couche oblige à une révision fondamentale. C’est un travail lent qui ménage les fluidités.  (Chez Canteloup, le plan coloré est une masse dense, posée d’une main conduite par le raisonnement et chargée de sensualité et de saveur.)

Brisées D2, 2017, peinture à la colle sur polyester, 30 x 24 cm

 

Brisées Q2, 2017, peinture à la colle sur polyester, 28 x 22 cm

Dépaysage 74, 2015, peinture à la colle sur polyester, 56 x 46 cm

Dépaysage 73, 2015, peinture à la colle sur polyester, 55 x 44 cm

Brisées F, 2017, photomontage sur calque jaune et papier blanc, 25,5 x 19 cm

Brisées H, 2017, photomontage sur calque vert et papier blanc, 22 x 16 cm

Jacques Barry – Sylvain Goemaere, animaliers en liberté / 14 décembre – 18 janvier

Animaliers en liberté

Une nouvelle fantaisie envahit l’espace de la galerie Susse Frères, celle de l’univers animalier.

Un monde captivant et intriguant qui a longtemps alimenté l’imaginaire humain par ses contes et légendes. Pour la présente exposition, il s’agira de découvrir et de se passionner pour l’œuvre de deux artistes qui élaborent leurs langages plastiques à travers la constitution d’un bestiaire singulier. Pour Jacques Barry, il sera question de déceler à travers la figure du rhinocéros, de l’ours et bien d’autres animaux encore, un jeu subtil et décalé qui s’anime par la dualité d’une surface lisse et plane, opposée à des profondeurs sémantiques et interprétatives complexes. Dans l’univers lyrique et fantasmé de Sylvain Goemaere, palpitera la vie à travers ses céramiques. A la manière d’un tour de magie, la main du sculpteur anime les créatures de son imaginaire. Les œuvres comme emparées d’un sort, prennent vie et se libèrent sous nos yeux pour nous conter la poésie du monde animal au seuil de l’onirisme et du réel.

Jacques Barry, Paysage vallonné, acrylique sur toile, 73 x 100 cm

Sylvain Goemaere, Coupe Licorne, 2007, terre cuite émaillée, 14,5 x 17,5 x 17 cm

Sylvain Goemaere, Coupe sirène blonde, 2007, terre cuite émaillée, 12 x 17 x 17 cm

Jacques Barry, Méchant et rancunier, acrylique sur toile, 54 x 65 cm

Stéphane Calais / 12 octobre – 18 novembre

Le vrai classique du vide parfait ou trois points et un ami

Je refuse beaucoup d’invitations finalement et puis parfois j’accepte, comme ici, invité avec insistance et enthousiasme par la galerie Susse Frères. Galerie cosy hors des zones balisées mais à l’environnement si parisien. Alors j’ai appelé mon ami Julien Carreyn et lui ai demandé de travailler l’ambiance et le display de tout cela avec moi. Il est donc mon commissaire d’exposition ici et je l’en remercie.

Mon idée est de montrer quelques peintures abstraites sur papier, de 2013 à maintenant. Puis quelques peintures de petits formats sur toiles achetées dans les bazars et enfin des dessins de fleurs en vrac dans des vitrines.

Les peintures sur papier de ces dernières années sont comme des pages de calendriers, les feuilles volantes de mon éphéméride. Chaque jour n’est pas indiqué mais je me souviens de chacun des jours ou j’ai peint. Il y a ce que j’ai, les images de mon musée, les gestes que j’ai vus, ceux que j’ai faits. C’est une pensée en action, en forme.

Les petites toiles montrées dans les étagères sont achetées dans des bazars. Châssis et coton du bout du monde qui signifient économie et désir. Désir de peindre, de tout un chacun dont moi. Loisir, hobby qui trouve ici, pour très peu, un support au plaisir. Mais il y a une économie de ça, une mondialisation bien sûr. Notre désir de peindre, de découvrir ce que c’est, peindre. Ce désir de découvrir, de recouvrir la toile, quelqu’un le connait et fabrique ces bouts de toiles et bois. Cerfs-volants improbables du capitalisme global. Et moi je peins aussi dessus. Puis les vends...

Les dessins de fleurs sont une gymnastique, un travail permanent, ce sont mes gammes mais ce sont aussi mes dessins les plus précieux. Ils tentent de capter ce qui ne dure pas bien évidemment mais sur du papier. Cela prolonge un peu le plaisir et rythme surtout un paysage de codes différents, de boucles, de traits, de taches parfois, de hachures, lignes et courbes adorées. Cela crée un squelette superbe qui évolue, grandit et structure toutes mes décisions de peintre. Ma main ne doit plus penser qu’aux couleurs; affranchie du dessin elle y revient dans la masse même de chaque ton.

Et puis il y a le reste. Le temps qu’il fait, les idées, les concepts que l’on ressasse, la peinture et Marie qui passe dans le jardin.

Stéphane Calais, juillet 2017.

 

Sans titre, 2017, acrylique et glycérophtalique sur papier, 100 x 70 cm

 

 


Photoshop Arles, 2016, acrylique et glycérophtalique sur papier, 100 x 70 cm

Les Châteaux russes, 2017, acrylique, pastel, glycéropthalique et gommettes sur papier, 100 x 70 cm

Le siècle, le genre, 2016, acrylique et encre sur papier, 100 x 70 cm

Gopal Dagnogo – 29 juin > prolongée jusqu’au 29 juillet 2017

Mythologies contemporaines
Exposition personnelle de Gopal Dagnogo

Nous sommes heureux de présenter pour sa première exposition personnelle à la galerie Susse Frères, les peintures récentes de Gopal Dagnogo. Les toiles hautes en couleurs de l’artiste, né en 1973 à Abidjan, investissent les murs de la galerie, du 29 juin au 21 juillet.

Sur les œuvres récentes de Gopal, rouge vermillon, saumon, jaune pâle et vert anis jaillissent des fonds colorés sombres tels de véritables coups de projecteurs. Entre coulures, superpositions, apparitions et effacements, la gestuelle énergique de l’artiste semble surgir sans effort, alliage de fulgurance et d’un profond lâcher prise.

Nature morte aux poissons - 2017 - Acrylique et pastel - 60 x 120 cm

Intérieur au chien blanc - 2017 - Acrylique et pastel - 95 x 95 cm

Interieur au chien noir - 2016 - Acrylique et pastel - 150 x 150 cm

Nature morte aux deux tomates - 2017 - Acrylique et pastel - 40 x 40 cm

Nature morte tomato soup - 2017 - Acrylique et pastel - 30 x 30 cm

Isabelle Geoffroy-Dechaume – 24 mars > Prolongé 22 avril

Voyages immobiles
Une exposition personnelle d'Isabelle Geoffroy-Dechaume

La Galerie Susse Frères présente sa première exposition personnelle d’Isabelle Geoffroy-Dechaume et dévoile ses toutes dernières peintures. Après s’être penchée sur les lumières d’Espagne et de Bretagne, l’artiste se concentre aujourd’hui plus particulièrement sur le ciel parisien. Résidente de la Ruche depuis 1996, elle réalise des vues de son atelier et de sa fenêtre sur de petits formats comme sur de grandes toiles.

La répétition du motif, quasi obsessionnelle, lui permet de décliner à l’infini ses gammes colorées. Les teintes douces et délicates peuvent se faire plus tranchées : le rouge vif (‘Intérieur au guéridon rouge’ 2016) ou le bleu électrique (‘Vue de fenêtre, ciel outremer’ 2016) font résonner sa palette en profondeur. Le rythme musical des touches, la dissonance parfois et les associations de couleurs font jaillir des transparences ou du blanc de la toile une lumière diffuse et enveloppante.

Ciel bleu tache orange - 2016 - Huile sur toile - 24x33 cm

Ciel bleu tache orange - 2016 - Huile sur toile - 24x33 cm

Fenêtre, ciel bleu - 2016 - Huile sur toile - 22 x 27 cm

Intérieur guéridon - 2016 - Huile sur toile - 33 x 19 cm

Interieur sellette II - 2016 - Huile sur toile - 33 x 24 cm

Intérieur guéridon rouge II - 2016 - Huile sur toile - 73 x 60 cm

Intérieur (sellette) - 2016 - Huile sur toile - 81 x 65 cm

Vincent Bebert – prolongé au 18 février

La Galerie Susse Frères est heureuse d’accueillir une première exposition personnelle de peintures de Vincent Bebert :

"Une force dans la nature - Paysages 2009-2016" 

Voilà déjà près de 20 ans que le jeune artiste explore la nature avec la même avidité. Le sac à dos lourd, chargé de pigments ou de peintures en pots, Vincent Bebert dévale les montagnes, arpente les  collines et les champs à la recherche de cet endroit parfait où il déroulera son papier ou sa toile. Ici à même le sol.  

Pays de neige, triptyque (2014) Huile sur papier - H 38 x L 165 cm

Peindre sur le motif, c’est-à-dire en plein air, devant le sujet, est avant tout pour Vincent Bebert une manière de se régénérer. Le peintre s’abandonne ici au spectacle de la Nature et à son éternel recommencement. Dans un quasi corps à corps avec les éléments, il capte, inlassable, sur de très petits comme sur des grands formats, l’épaisseur de l’air (‘Brume’, 2016), la lumière du petit matin ou l’intensité d’une soirée d’été (‘Paysage au couchant’, 2015).

La Drôme - 162 x 122 cm - tempera sur papier

Sur les cimaises de la galerie Susse Frères, on retrouve les thèmes de prédilection de l’artiste.

Ainsi, pins savoyards, paysages des Alpes ou du Languedoc nous transportent dans les multiples expéditions de l’artiste. Mais depuis l’été 2015, de petites vaches curieuses ont fait leur apparition.

Intriguées, elles se sont approchées du peintre en plein travail et ont depuis rejoint ses peintures, d’abord par tâches colorées, elles se sont ensuite précisées (‘La vache’, 2015).

 

La plume élégante et avisée d'Olivier Cena s'est arrêtée sur le travail de Vincent BEBERT. Lisez sa chronique en page 63 du numéro de Télérama publié le 15 février 2017

 

Vaches en Bavière, huile sur papier marouflé, 29x38 cm

Jacques Villeglé et Gildas Le Reste / 22 octobre – 15 novembre

L'amitié entre Jacques Villeglé et Gildas Le Reste s'exposera du 22 octobre au 15 novembre 2016

Vous pourrez découvrir des dessins originaux et des estampes rehaussées de Jacques Villeglé sur le thème de la paix.
Gildas Le Reste exposera quelques portraits d'artistes et des dessins à l'encre sur le thème de l'architecture et du végétal

tristan-alfred-max-2014_tn

J. Villeglé - Tristan, Alfred, Max - Encre et aquarelle - 76 x 57 cm


 

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J. Villeglé - Hommage à Bruly Bouabré - Encre, crayon, collage - 65 x 50 cm


 

Gildas Le Reste - Cathédrale de Florence
Encre sur papier marouflé - 70 x 50 cm


 

Gildas Le Reste - Portrait d'Alberto
Encre sur papier marouflé, 35 x 27 cm


 

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Nelly Maurel expose du 8 au 20 septembre

Entre janvier et juin 2016, Nelly Maurel a copié le trajet parcouru par Antonin Artaud en 1936 et 1937. Comme lui et dans le même ordre, elle est allée à Cuba, au Mexique et en Irlande. Parti les mains vides, il est entré en possession de deux objets disparus à son retour :
- une épée qu'un sorcier lui a donné à La Havane
- une canne découverte dans les mains d'un ami et qu'il proclama "canne de Saint-Patrick".

Il n'en reste aucune trace, en dehors des livres.

En refaisant ce parcours, Nelly Maurel n'a pas cherché la vérité de ce que sont devenus ces deux objets. Habitée par la documentation consultée avant son départ, elle a collecté des matériaux, fait des rencontres, avec l'idée de faire à son retour des objets et des dessins  reflétant de près ou de loin les pérégrinations et les intentions supposées d'Antonin Artaud.

Voir une sélection de ses œuvres dans sa page http://sussefreres.com/artistes/maurel-nelly/

 


 

47-Cuba Antonin

Cuba, Antonin - Encre 35 x 25 cm


 

Shériffe - Canivet, papier découpé, gouache - 28 x 34 cm

Seront exposés :

plus de 90 dessins, encres, gouaches et canivets

ainsi que plus de 40 objets sculptés

26-Jonglage

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Louis Stettner – Exposition du 7 juin au 7 juillet

Nous sommes heureux de vous présenter des œuvres récentes de Louis Stettner. Parallèlement à la rétrospective du Centre Pompidou consacrée aux photographies de l’artiste américain qui réside en France depuis 1946, la galerie Susse Frères se concentre sur d’autres versants de sa création en dévoilant une sélection de sculptures, de peintures, de dessins ainsi que des photographies.

Brooklyn Promenade, New York (1954) Photographie NB - H 25 x L 34  cm

Brooklyn Promenade, New York (1954) Photographie NB - H 25 x L 34 cm

Mère de Nous Tous (1995) Bronze, fonte Susse - H 34 x L 23 x P 20 cm

Mère de Nous Tous (1995) Bronze, fonte Susse - H 34 x L 23 x P 20 cm

On a Dutch Ferry (1958) Photographie NB - H 30 x L 40  cm

On a Dutch Ferry (1958) Photographie NB - H 30 x L 40 cm

Aujourd’hui âgé de 93 ans, Louis Stettner a débuté sa carrière photographique dans les années 30. Son œuvre se déploie sur près de huit décennies, oscillant entre la « street photography » à l’américaine et la photographie humaniste à la française. La galerie Susse Frères présente d’ailleurs quelques uns de ses clichés les plus célèbres dont Aubervilliers (1947), Brooklyn Promenade (1954) ou Chrysler Building (2012).

Par ailleurs, dès la fin des années 90 Louis Stettner travaille en collaboration avec la Fonderie Susse afin de réaliser des sculptures étonnantes parfois déroutantes. Déesses mères, figures totémiques et hommes qui dansent jaillissent des nombreux plis et circonvolutions du bronze, flirtant en toute liberté à la lisière du grotesque et du sublime.

S’il dessine depuis plus de cinquante ans, la couleur et la peinture sont venues enrichir la pratique de l’insatiable artiste à partir des années 80. Intégrant des sources d’inspirations hétéroclites allant de Brueghel à Matisse, en passant par les arts premiers, Louis Stettner n’obéit à aucune hiérarchie des genres. Il préfère capter l’essence du monde qui l’entoure, invitant le spectateur à un véritable retour aux sources.

Biographie

Louis Stettner est né à Brooklyn, New York en 1922. Il découvre la photographie à l’âge de 13 ans lorsque son père lui offre une simple « box camera » et débute sa carrière comme photographe de guerre lors du conflit du Pacifique en 1941-45. Après la guerre, il étudie et enseigne au sein de la Photo League à New York où il se lie d’amitié avec Lewis Hine, Paul Strand ou encore Weegee.  A Paris, il rejoint l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques) et fait la connaissance, entre autres, de Brassaï qui deviendra son maître et d’Edouard Boubat, un ami proche.

Certaines photographies de Louis Stettner sont devenues de véritables icônes et une grande partie de son œuvre se trouve actuellement dans les collections du Centre Pompidou, de la Bibliothèque nationale de France, du Museum of Modern Art de New York et de l’Art Institute de Chicago. Parallèlement à son travail de photographe, Louis Stettner pratique la peinture, le dessin et la sculpture depuis de nombreuses années.

Tête Fusain sur papier - H 12,5 x L 17  cm

Tête Fusain sur papier - H 12,5 x L 17 cm

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Agnès BRACQUEMOND – Biennale de Yerres 2016

A l'occasion de la 4e Biennale de sculpture d'Yerres vous pourrez retrouver des œuvres d'Agnès Bracquemond.

Le crâne, le thème de la Vanité précisément, occupe une place cruciale dans l'art modeste, humble d'Agnès Bracquemond. C'est une quête sensible et métaphysique qu'elle poursuit depuis les années 1980 avec ténacité, dans une véritable poétique sculpturale. La sculptrice expérimente dans la terre la fragilité de notre condition et projette dans l'espace, dans le volume, nos rêves, nos cauchemars, nos peurs, nos désirs.

(Paul-Louis Rinuy, commissaire de l'exposition)

 

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L'Homme Crâne - Fusain (2015)

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L'oiseau - Terre cuite (2015)